Aller au contenu principal
Restitution réflexive par D’ de Kabal
Notes à la marge
illu-programme-2022
Illustration : Lucille Clerc

Après s’être intéressé à la construction d’une identité au regard de l’histoire de l’esclavage colonial et ce qui en découle, après avoir questionné la figure de la victime d’actes ou de propos racistes, D’ de Kabal explore depuis 2015 la notion de masculinité et les mécanismes de fabrication de celle-ci. En prenant appui sur sa sensibilité et sa propre expérience, il écrit sur le sujet, écoute, se documente, et échange dans le cadre d’ateliers de parole uniquement ouverts aux hommes qu’il appelle « laboratoires de déconstruction et de redéfinition du masculin par l’Art et le Sensible ».

Dans la continuité de ses recherches, D’ de Kabal a souhaité construire un parcours spécifique pour le festival Hors limites. Entre mars et avril, dans trois médiathèques des villes de Bagnolet, Stains et Paris, sa compagnie R.I.P.O.S.T.E et lui-même ont proposé et joué différentes formes artistiques mêlant texte et musique, toutes suivies d’échanges avec les publics.
De ces rencontres est né un texte inédit que l’auteur souhaite partager en musique, accompagné du musicien Franco Mannara (voix + machines).

Avec Notes à la marge, D’ de Kabal nous offre une restitution exclusive de fin de parcours à la médiathèque Marguerite Duras, pour ne jamais s’arrêter de questionner nos représentations et mettre à mal nos certitudes.

À lire
D’ de Kabal, Fêlures, le silence des hommes, L’Œil du Souffleur, 2019
D’ de Kabal, Le Masculin dans sa relation au féminin et à lui-même, L’Œil du Souffleur, 2019

À écouter : D’ de Kabal, Désapprendre, R.I.P.O.S.T.E, 2020
Franco Mannara

Issu du rock underground, Franco Mannara est auteur, compositeur, interprète et bidouilleur sonore. Il a construit un parcours atypique et a fondé le groupe Spoke Orkestra, composé des pionniers du slam français, et dont le premier album Interdit aux mineurs est sorti en 2004.

D' de Kabal

D’ de Kabal est un rappeur, auteur et metteur en scène de théâtre. Connu tout d’abord pour son travail sur la manière dont se construit l’individu marqué par l’histoire de l’esclavage, il amorce, à partir de 2014, un cycle de réflexion sur le féminisme et les masculinités. Il met en scène en 2015 L’homme-femme / les mécanismes invisibles au festival d’Avignon, premier volet de la tétralogie Fêlures sur les relations hommes/femmes. C’est dans le mouvement de ce travail que s’inscrit Ma honte.