Dans un monde ravagé par l’effondrement climatique, les livres ont disparu et rares sont celles et ceux qui savent encore lire. Sur des routes bordées d’incendies et de ruines, un homme et une femme prennent pourtant la décision d’écrire. Pour sauver ce qui peut l’être, ils puisent dans la mémoire des œuvres qui les habitent et composent une bibliothèque vivante, faite de fragments, de citations, de phrases arrachées à l’oubli.
Avec On ne verra pas les fleurs le long de la route, Éric Pessan imagine une dystopie où l’effondrement écologique va de pair avec l’effacement culturel, et où la littérature devient un acte de résistance. D’une audace formelle rare, tissé de plus de mille citations fondues dans une narration fluide, le livre se situe à la croisée de Fahrenheit 451 et des expériences de l’OuLiPo.
Arche de Noé littéraire en road-trip dans une France en flammes, manifeste poétique sans naïveté, ce livre est là pour nous rappeler que lire et écrire ne sont pas des luxes, mais des gestes vitaux face à l’oubli et à la disparition du vivant.