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La médiathèque Don Quichotte
La première page du livre est un plan de Tripoli dessiné à main levée, figurant les principaux sites évoqués dans le texte, la mer, les îles, les campements de nomades, le fleuve. Plus bas Beyrouth, la grande rivale du sud, au nord et à l’est la Syrie. Dans le dédale de ruelles et les impasses crasseuses derrière le port se croisent les personnages ou leur souvenir : Hassan le muet maigrichon, sa mère Saadiyé Mohammad et la grand-mère Chamsé décapitée dans l’immeuble Olabi, biscornu et morcelé, où rôdent des voix, des pleurs ou des injures. Dolce Vita hante les quartiers bas de la ville, flamboyante prostituée trans, amour perdu du père d’Hassan.
Accompagné de l’artiste Nina Esber et du guitariste Charbel Haber, Souhaib Ayoub fera résonner les vies violentes de ce conte cruel parfumé à l’arak et au jasmin dont l’odeur flotte au-dessus de la poussière.