Dans les années 1990, la condition pavillonnaire des adolescent·es est faite de petits riens : du vélo, des allers-retours au vidéo-club, un slalom dans les rues quasi américaines et une vie en VHS et en walkman. Dans la culture pop, ce calme apparent sous hormones est régulièrement perturbé par des croque-mitaines qui invitent les jeunes gens à entrer dans des maisons délabrées. Ce n’est pas sans conséquences : de nombreuses séquelles psychiatriques et des préquelles cinématographiques sont à la clef.
Jean-Baptiste Del Amo a lu Stephen King, a vu le cinéma de Wes Craven et a été adolescent. Avec La Nuit ravagée, il écrit, au-delà de l’hommage, un éblouissant roman horrifique et social sur des adolescent·es, leurs parents et une maison ; première du lotissement et dernière de celles et ceux qui osent s’y aventurer. Manquait à l’appel celui qui a causé tant d’insomnies, l’abominable Freddy Krueger, personnage griffu et brûlé à vous relever la nuit, la mine ravagée.
La rencontre augmentée d’extraits littéraires et cinématographiques sera ainsi suivie de la projection des Griffes de la nuit de Wes Craven (1984). Courage.