Avale est un roman de la dévoration : Double voix, double bouche, double narration. Des hauteurs de ce premier roman, le lecteur suit deux chemins : l’un menant aux planches de théâtre et au statut envié de « monstre sacré », l’autre conduisant à la morsure de l’échec et à l’érotomanie. Une femme actrice et menacée, un homme en perdition et au croisement de leurs vies, un moment crucial vers lequel tout converge.
Derrière la peau, le sang, derrière leur présent, un passé qui les a construits en transfuges ou en laissés-pour-compte. Séphora Pondi nous entraîne dans un récit sensoriel et sensuel dans lequel la morsure est celle d’un passé qui ronge le corps mais aussi l’esprit. Avale est cru, et sa langue hypnotique ne cesse de surprendre et ouvre un appétit littéraire à l’épreuve de toute lassitude.