Dans une société où une femme peut jouer du piano mais non composer, Mélanie devient « Mel » Bonis, adoptant un prénom masculin pour que ses œuvres soient enfin reconnues. Le Désir dans la cage lui redonne chair et souffle, rendant justice à cette compositrice de la fin du XIXᵉ siècle longtemps reléguée aux marges de l’histoire de la musique.
Par son récit adressé à la deuxième personne, intime et vibrante, Alissa Wenz fait entendre la dimension profondément physique et sensuelle de la musique : la fatigue des épaules, la sensation physique des touches que l’on presse - et l’élan irrépressible de composer. En suivant le destin de cette jeune femme prodige, entrée au Conservatoire aux côtés de Debussy et Satie, puis contrainte par sa famille à renoncer à l’amour et à la création pour un mariage de raison, le roman explore la tension entre la passion artistique qui libère et la cage dorée de la bourgeoisie parisienne, entre le silence imposé, le désir de création, et la persistance irréductible de la musique.