En partenariat avec
l’Observatoire de la Diversité Culturelle (Les Lilas)
« Une femme disparaît » : ou plutôt, est retrouvée morte dans un fauteuil, un livre à la main, devant une tasse de café froid. À partir de cette image, Jakuta Alikavazovic entreprend, dans Au grand jamais, une traversée de l’absence : celle d’une mère née en Yougoslavie, poétesse flamboyante, dont la vie semblait déjà s’être effacée lorsqu’elle avait renoncé, pour une raison demeurée mystérieuse, à l’écriture.
Ni enquête biographique ni simple récit de deuil, Au grand jamais est un livre de sensations, de visions et de fantômes, où l’écriture tente moins de résoudre une énigme que de l’habiter. À travers fragments de souvenirs, images oniriques, réminiscences politiques et poétiques, Jakuta Alikavazovic explore ce qui se transmet dans les silences, ce qui survit sous la peau des histoires familiales, et la manière dont l’exil, l’effacement et la survie façonnent les existences. Le roman interroge ainsi comment une vie peut se construire dans la discrétion, la fuite et la retenue, et comment l’écriture devient le lieu où ce qui a disparu peut, un instant, réapparaître.
Rencontre animée par Diane Gabeloteau
Animatrice de rencontres littéraires et cinématographiques, notamment au sein de l’Observatoire de la Diversité Culturelle (Les Lilas), Diane Gabeloteau est directrice adjointe du service recherche de l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis.