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Lecture en musique & rencontre avec D’ de Kabal
Ma honte – Autobiographie d’un enfant violé
illu-programme-2026
Illustration : Elene Usdin

En partenariat avec
la Direction Prévention, Sécurité et Tranquillité Publiques de la Ville de Clichy-sous-Bois

De 6 à 24 ans, D’ de Kabal a vécu sans savoir ce que son corps et sa mémoire avaient encaissé, sans savoir que l’enfance qu’il tentait de laisser derrière lui était traversée par une violence extrême. Ma honte est le récit de ce temps long de l’aveuglement, de l’amnésie traumatique, puis de la lente remontée vers la vérité : mettre des mots sur l’inceste.

À la fois autobiographie et essai, récit intime et réflexion politique, le livre retrace un parcours de reconstruction où l’écriture, le théâtre et la musique deviennent des espaces pour respirer, pour transformer la colère en force. En parlant depuis sa position d’homme cis-hétéro, D’ de Kabal interroge la fabrication des masculinités, les injonctions virilistes, la confusion entre désir, domination et consentement. Il montre comment la violence subie s’inscrit dans les corps, mais aussi dans des modèles sociaux qui empêchent de nommer, de comprendre et de réparer. Comment aimer, comment désirer, comment être en relation quand son propre rapport au consentement a été brisé ?

Travaillant depuis plus de dix ans avec des jeunes, dans des collèges, des lycées et des groupes de parole non mixtes, pour ouvrir des espaces de discussion sur le consentement, la sexualité et les violences, Ma honte prolonge ce travail de terrain, ô combien précieux.

Rencontre animée par Camille Thomine
Journaliste et critique littéraire indépendante, Camille Thomine anime régulièrement des débats dans différents festivals et lieux dédiés au livre. En parallèle, elle réalise et développe des documentaires pour la télévision et le cinéma.

À lire
D' de Kabal, Ma honte – Autobiographie d’un enfant violé, Au Diable Vauvert, 2025
D' de Kabal

D’ de Kabal est un rappeur, auteur et metteur en scène de théâtre. Connu tout d’abord pour son travail sur la manière dont se construit l’individu marqué par l’histoire de l’esclavage, il amorce, à partir de 2014, un cycle de réflexion sur le féminisme et les masculinités. Il met en scène en 2015 L’homme-femme / les mécanismes invisibles au festival d’Avignon, premier volet de la tétralogie Fêlures sur les relations hommes/femmes. C’est dans le mouvement de ce travail que s’inscrit Ma honte.