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la bibliothèque Denis Diderot
S’appeler Cassandre, refuser son propre bilan au profit de celui encore plus désastreux de notre planète et porter auprès de ses élèves la mauvaise nouvelle, c’est bien porter son nom !
Après une rupture amoureuse, Cassandre, professeur de français, décide de faire étudier Les Dernières écritures, soit le Bilan (alias littéraire du fameux rapport du GIEC). Cette somme scientifique ultime rend obsolètes les histoires d’amour et toute autre préoccupation futile. Les élèves ne tardent pas à réagir par une éco-anxiété qui traîne la professeure sur les bancs des accusés. Quelle hiérarchie entre les tracas individuels et les catastrophes collectives ? L’adolescence doit-elle se vivre en toute insouciance quand le monde s’écroule autour de soi ?
Hélène Zimmer répond dans une polyphonie où se mêlent les réflexions sur la finitude amoureuse et existentielle, la liberté pédagogique freinée par le conservatisme, l’individuel et le collectif. Au final, Les Dernières écritures est un roman qui par sa diversité de styles rend justice au rôle de la littérature, sans faire abstraction du point final.