Un père militant, qui espère voir un jour un Liban libre et laïc. Une tante disparue à l’âge de dix-huit ans, sans réaliser son rêve de voir un jour la mer. Une grand-mère qui sème le zaatar, le thym sauvage, pour conjurer la guerre. Lorsqu’elle quitte son pays pour venir étudier en France, Sofía Karámpali Farhat choisit de confier sa vie à la poésie. Une poésie à l’image du zaatar : sauvage et parfumée, s’épanouissant fièrement même au milieu des décombres.
Car malgré les bombes et la haine qui se dressent sur sa route, la poétesse ne courbe jamais l’échine, avec la famille et cette épice incontournable de la cuisine levantine pour seuls liens à la vie et à la mémoire du pays.
Lauréate du prix littéraire des lycéens de la Région Île-de-France 2024-2025, l’autrice a su électriser le cœur des adolescent·es du collège Jean Zay qui ont souhaité l’inviter à cette occasion, et dont ils et elles animeront la rencontre.