En partenariat avec
les rencontres littéraires Texto, organisées par le Service culturel de l'université Sorbonne Paris Nord, l’UFR Sciences de la communication, l’UFR LLSHS, la Bibliothèque universitaire Edgar Morin et le Département Carrières sociales de l’IUT de Bobigny
Visite guidée de l’exposition avec Cécile Rousset le jour même à 11h
Tracés à la main, noir sur blanc, lettre après lettre, ces messages collés sur les murs de nos villes sont devenus l’un des signes les plus visibles de la lutte contre les féminicides. Mais quels visages et quels parcours se cachent derrière ces phrases ? Quelles mains les écrivent, les collent, et à quel prix ?
À travers une enquête minutieuse et chorale menée par la journaliste Paola Guzzo, Nous sommes la voix de celles qui n’en ont plus, illustré par Cécile Rousset, revient sur la naissance du mouvement des colleuses en 2019, son expansion rapide, ses modes d’organisation, ses débats internes, ses tensions et ses scissions. La bande dessinée montre comment un geste simple, collectif et illégal devient un acte politique puissant, capable de rendre visibles les violences sexistes et sexuelles, tout en ouvrant progressivement ses messages aux luttes LGBTQIA+ et antiracistes. Sans idéalisation, l’ouvrage assume aussi la complexité de cette histoire, en évoquant notamment le rôle de la fondatrice du mouvement et les positionnements politiques qui furent les siens par la suite.
Cette rencontre, animée par les étudiant·es Métiers du Multimédia et de l'Internet de l'IUT de Bobigny, sera l’occasion d’échanger avec Cécile Rousset sur le rôle de l’illustration dans un travail documentaire et sur la manière dont la bande dessinée peut devenir un outil pour écrire l’histoire des luttes contemporaines. Elle invitera également à réfléchir à la façon dont une parole collective se construit, se transmet, se transforme, et comment elle s’inscrit durablement dans l’espace public comme dans les imaginaires.