Sam. 30 mars
Drancy

Rencontre avec Karim Akouche

17h00
CCFB 93 – Centre Culturel Franco-Berbère
37 boulevard Paul-Vaillant-Couturier
01 45 80 23 90

Les enfants perdus savent pourtant où aller

Il y a Ahwawi, star montante de la chanson kabyle, Zar, étudiant et futur ingénieur imaginant convertir sa région natale aux énergies vertes, Zof, berger illettré attaché corps et âme à la terre de ses ancêtres : les enfants perdus d’un ‘pays imaginaire’ – l’Algérie libre et indépendante, censée naître de la Guerre de libération nationale – qui tue pourtant leurs rêves et ne les laissera jamais grandir. Renommé ‘Absurdistan’ par l’auteur et tenaillé entre la violence d’État et celle des fondamentalistes religieux, ce pays donne à leur oisiveté involontaire un tragi-comique qui s’exprime, au cours de discussions sans tabous, avec un humour empruntant à Rabelais certains de ses accents. Une façon d’oublier les horizons bouchés avec l’exil pour seule perspective, dans un roman qui se propose d’être, selon la formule de l’écrivain haïtien Gary Klang, ‘une fenêtre ouverte sur un pays fermé’.

L’invité

Né en 1978 en Kabylie, Karim Akouche est poète, romancier, dramaturge et chroniqueur. Auteur de La Religion de ma mère (Écriture-L’Archipel, 2017) et de Lettre à un soldat d’Allah – Chroniques d’un monde désorienté (Écriture-L’Archipel, 2018), il collabore par ailleurs à plusieurs journaux, dont Le Huffington Post, Marianne, La Croix, Jeune Afrique, Le Devoir, La Presse, El Watan et Liberté.

À noter

Karim Akouche est en résidence au CCFB 93, dans le cadre du programme de résidences d’écrivain de la Région Ile-de-France

Allah au pays des enfants perdus, Karim Akouche, Écriture, 2019