Sam. 30 mars
Montreuil

Rencontre avec Estelle-Sarah Bulle

15h00
Bibliothèque Colonel-Fabien
118 avenue du Colonel-Fabien
01 48 57 64 41

Prendre racine dans la terre à chimères

À l’origine de ce premier roman salué pour l’inventivité de sa langue (matinée d’un créole que l’autrice ne parle pourtant pas, mais qui, pour l’avoir beaucoup entendu, joue comme une petite musique fantôme entre ses mots), il y a une enquête que mena l’auteur auprès de sa famille.

Consignant des histoires entendues depuis l’enfance et les complétant par des récits et des confidences qu’elle sollicita, Estelle-Sarah Bulle, retrace le parcours d’une fratrie guadeloupéenne arrivée en métropole dans les années soixante, elle parvient à embrasser l’histoire de nombreux antillais, descendants d’esclaves ou des colons venus de Bretagne ou d’ailleurs, qui furent confrontés au racisme dans ce qui était censé être leur propre pays.

À travers les souvenirs de ses personnages, elle livre le portrait d’une Guadeloupe rurale aujourd’hui presque disparue et, via leur trajectoire et celle de la narratrice, jeune femme née en banlieue parisienne à des milliers de kilomètres de l’île, une très riche réflexion sur les identités métisses.

L’invité

Née à Créteil d’un père guadeloupéen et d’une mère ayant grandi à la frontière franco-belge, Estelle-Sarah Bulle se consacre à l’écriture après avoir travaillé pour des cabinets de conseil et différentes institutions culturelles. Là où les chiens aboient par la queue est son premier roman. Très remarqué, il a reçu plusieurs distinctions, dont le prix Stanislas 2018 et le prix Eugene Dabit du roman populiste.

À lire

Là où les chiens aboient par la queue, Estelle-Sarah Bulle, Liana Levi, 2018