Ven. 5 avril
Drancy

Rencontre avec Atiq Rahimi

19h00
Médiathèque Georges-Brassens
65 avenue Marceau
01 48 96 45 67

Le sourire de Bouddha

11 mars 2001. Tandis que la pluie frappe aux vitres et que le jour se lève sur Paris, un exilé afghan atteint de paramnésie – cette sensation obsédante de déjà-vu ou de déjà-vécu – décide de quitter sa famille pour partir rejoindre sa maîtresse à Amsterdam. À Kaboul, dans le même petit-matin, un autre couple se sépare : le candide et solitaire Yûsef doit comme chaque jour s’arracher à la présence troublante de Shirine, la femme de son frère en exil, pour accomplir sa tâche de porteur d’eau, nécessaire aux ablutions de la première prière et capitale dans un pays frappé de sécheresse pour sa quatrième année consécutive.

‘11 mars 2001 : les Talibans détruisent les deux Bouddhas de Bâmiyân, en Afghanistan.’ Resserré sur une seule journée où d’un bout à l’autre de la planète, ces deux existences vont basculer tandis qu’en arrière-plan, les deux silhouettes de pierre s’effondrent, le dernier roman de l’auteur franco-afghan Atiq Rahimi mêle la sagesse des contes aux violences de l’histoire contemporaine dans une langue splendide, travaillée par cet ‘infernal vertige que creuse l’exil entre les mots et la pensée’.

L’invité

Atiq Rahimi quitte l’Afghanistan pour le Pakistan en 1984, puis demande et obtient l’asile politique en France où il passe un doctorat de communication audiovisuelle à la Sorbonne. Réalisateur de films documentaires, l’adaptation, par lui-même, de son roman Terre et cendres (P.O.L, 2000) en 2004 obtient le prix Regard sur l’avenir au Festival de Cannes. Syngué sabour. Pierre de patience (P.O.L), son premier roman directement écrit en français a été récompensé par le prix Goncourt 2008.

À lire

Les porteurs d’eau, Atiq Rahimi, POL, 2019