Sam. 31 mars
Bagnolet

Soirée de clôture : Tiens ils ont repeint ! – 50 ans d’aphorismes urbains de 1968 à nos jours

19h30
Médiathèque de Bagnolet
1 rue Marceau
01 49 93 60 90
Accès
Métro 3 Gallieni
Bus 76, 102, 122, 318, 351 La-Poste

Lecture d’Yves Pagès avec la complicité graphique de Philippe Bretelle

Lorsqu’un festival s’appelle Hors limites, n’est-ce pas un aveu d’échec que d’organiser une soirée de ‘clôture’ ? Et si, plutôt que de nous mettre au pied du mur, cette question nous invitait à promouvoir une littérature passe-muraille ? À l’instar du poète James Noël, dont La Migration des murs avait conclu l’édition 2017 d’Hors limites, Yves Pagès nous propose, pour 2018, de repeindre ces derniers de 50 ans d’aphorismes urbains !

 

‘Le partisan du moindre est fort’, ‘L’homme descend du songe’, ‘Dieu existe-t-elle ?’, ‘Une pensée aux familles des vitrines… ‘ : politico-poétiques et philosophico-potache, ces fruits d’une imagination collective – à défaut d’être au pouvoir ! – et partagée anonymement dans l’espace public composent le grand récit fragmentaire de la contestation. De Paris à la place Tahrir, en passant par Lisbonne ou Nantes, l’auteur et directeur des éditions Verticales a inlassablement enrichi la collection de graffitis photographiés commencée par sa mère en 1968. Dans Tiens ils ont repeint !, il se fait ainsi le commentateur drolatique et passionnant des métamorphoses d’un ‘illégalisme créatif’ à l’usage de tous, qui utilise la rue comme caisse de dissonance – la rue où l’on verra d’ailleurs passer de temps à autre, au cours de cette lecture, la silhouette punk d’un certain Bruno Lescot : anti-héros d’Encore heureux, le dernier roman d’Yves Pagès, et graffitiste émérite du début des années quatre-vingt…

 

Féminisme, écologie, critique de l’aliénation par le travail, déclarations d’amour, citations érudites non sourcées, mots d’esprit ou délires verbaux alcoolisés, échos de mouvements sociaux ou d’errances solitaires : ‘quand le langage passe à l’acte’, ce qui compte c’est d’‘avoir le premier geste, pas le dernier mot’ – et tant que les murs murmurent et que le crépi crépite, le festival littéraire de Seine-Saint-Denis lui non plus ne l’aura pas dit.

Les invités

Yves Pagès travaille aux éditions Verticales depuis 1998, qu’il co-dirige aujourd’hui avec Jeanne Guyon. Auteur d’un essai, d’une pièce de théâtre et d’une dizaine de fictions, il a créé un site de création textuelle & visuelle ainsi qu’un pense-bête de photo-reportages et interventions sur le vif.

Le graphiste Philippe Bretelle réalise depuis 2000 les couvertures des éditions Verticales, ainsi que l’identité visuelle de plusieurs théâtres (le Centre dramatique national de Sartrouville, de Besançon Franche-Comté, etc.) et du festival Concordan(s)e. Il a par ailleurs travaillé sur des projets de création avec les auteurs Olivia Rosenthal et Yves Pagès.

À lire

Tiens ils ont repeint ! – 50 ans d’aphorismes urbains de 1968 à nos jours, Yves Pagès, La Découverte, 2017

 

Encore heureux, Yves Pagès, L’Olivier, 2018

À noter

- 21h : Apéritif dînatoire

 

- Une vente de livres sera proposée par la librairie ‘Folies d’encre’ de Montreuil

À consulter

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