Sam. 24 mars
Le Blanc-Mesnil

Les sirènes de l’Europe

16h00
Médiathèque Edouard-Glissant
1-5 place de la Libération
01 48 14 22 09
Accès
RER B Drancy puis BUS 148 ou 346 place de la Libération

Lecture-rencontre avec Aïssatou Diamanka-Besland

L’œuvre romanesque d’Aïssatou Diamanka-Besland explore les conflits intérieurs et les prises de conscience politique d’une jeunesse africaine aux aspirations drainées par l’image médiatisée d’un Eldorado occidental, tandis que leurs pays sont en prise avec l’ingérence, l’incurie et la corruption. Mettant en parallèle destinées individuelles et souffrances collectives, elle aborde ainsi dans Le Pagne léger, son premier roman, à travers les itinéraires de Soukeyna, étudiante en droit à l’université de Dakar et de Babacar, son amour clandestin parti à Paris, les paradoxes de la condition et du statut des femmes au sein d’une société où l’autorité masculine s’exprime par le contrôle des corps et des existences. Dans Patera, son deuxième roman, alors que les frontières de l’Europe se referment comme un piège sur les candidats à l’immigration, elle montre comment l’espoir de partir conduit ces derniers à renier leur identité. Tandis que dans Fracture identitaire ! À Baltazare, il n’y a pas d’ascenseur dans la cité, c’est au contraire le mythe du retour au pays et la recherche de repères identitaires qui sapent la vie de ces Français d’origine étrangère, dont les pères sont venus en France à la fin des années 1960 et qui y sont nés.

L’invité

Fille d’un tirailleur sénégalais, Aïssatou Diamanka-Besland est arrivée en France en 1999 pour y entreprendre des études de sciences politiques. Écrivant depuis l’enfance, elle a fait paraître deux romans, un essai, ainsi qu’un spectacle musical co-écrit avec Pierre Lunel à l’occasion du centenaire de la naissance de Léopold Sédar Senghor et du deuxième centenaire de la loi anglaise de mars 1807 abolissant la traite des noirs.

À lire

Fracture identitaire ! À Baltazare, il n’y a pas d’ascenseur dans la cité, Aïssatou Diamanka-Besland, Ccinia, 2010